Entre rire et larme…"Battons-nous. Cherchons le beau, le vrai. Ayons enfin le courage des larmes. Et révérons la vie. Théodore Monod"

Résilience…

Jeudi…le Jour qui a précédé hier…

Il y a des jours comme ça…

Ou l’hospitalisation, en urgence, de votre fils aîné vous a éclaté¤ en milliers de morceaux. Une fois de plus. Une fois de trop. La première (il y a dix sept ans) était déjà de trop.

Vous devez l’abandonner dans ce service hospitalier de soins intensifs. Juste pour cette nuit.  C’est déjà trop.   INHUMAIN.

Le laissant à Ses monstrueuses souffrances. INIQUITE BARBARE.

Vous vous redressez et rentrez chez vous.

Vous devez téléphoner à votre fille.

En regardant machinalement votre courrier, vous découvrez une enveloppe plus lourde. Elle provient de Rodolphe et Baptiste, ces deux Amis Chers à votre passion pour la musique baroque, la musique sacrée, la musique vocale, la musique spirituelle. Ils y ont glissé un CD créé par Eux. Entièrement. Juste pour vous.

Vous espérez ressentir, un peu, juste un peu ce soir, cette émotion si intense, profonde, tellement intime qui vous envahie à l’écoute de ces morceaux, choisis avec un Amour affectueux, un Amour qui chérit.

Sans y prendre garde, réchauffant légèrement votre cœur morcelé, s’insère en vous comme une petite douceur subtile…

Vous faisant vagabonder vers des lectures anciennes… »La nuit errante…,Les jours sont une ombre sur la terre…L’abandon lumineux ou La vie à fleur de fourche…Le silence n’est jamais un désert… »

Vous entraînant à ouvrir, au hasard, une page du livre de sa Vie écrit, au fil des jours qui passent, par cet autre Ami Cher à votre âme.

« L’accalmie » qui vous paraît écrite comme un présage, si émouvante dans l’Espoir, votre ciel de tête qui a été si noir, en tempêtes, en orages toute la journée, s’éclaire d’un petit arc en ciel pastel.

Vous ressentez de nouveau comme une petite douceur subtile…

Enfouissant loin en vous les révoltes inutiles, les hurlements silencieux, les colères impuissantes, les larmes de sang invisibles…vous abandonnant à ressentir cette petite douceur subtile, la laissant vous envahir, vous envelopper, vous apporter la force de l’harmonie qui nourrit et apaise…un peu…juste un peu.

Lui être reconnaissante pour cette lecture.

Essayant, surtout, de ne pas se sentir voleuse de faire sienne, juste un tout petit peu, cette éclaircie.
Est-ce qu’une souffrance peut atténuer, aider une autre souffrance à être, si ce n’est plus douce, moins violente ?  Non.   Cela serait épouvantable.

Cet Ami Cher à votre âme, un peu devin, vous adresse quelques mots écrits dans l’instant. Juste pour vous.

« Vos larmes de sang

Et tous vos tourments

Les siens hélas

Ne peuvent me laisser de
glace

Aussi lorsqu’Arthur sera
chagrin

Il me l’a dit c’est certain

Ses feuilles, poussières de
vie

Voleront, se poseront sur lui

Sur vous, sur tous vos Amours

Alors ma force et la sienne
conjuguées

Dompteront vos peines sans
détours

Invincibles, indomptables et
finalement insoupçonnées

Vainqueurs de la folie

Pourfendeurs de la détresse

N’ait crainte amie

Avec nous point de SOS »

Ces mots sont de l’eau, la mienne. Mon cœur est une éponge et mon âme un soleil. Ils sont pour vous.  Courage. »

Les vagues deviennent plus légères, la tempête s’éloigne un peu, le vent faiblit, un timide rayon de soleil éclaire votre ciel de tête vous faisant profiter de cette Embellie.

Vous pensez à vos Amours. Tous vos Amours qui emplissent votre vie. Vous accrochez un doux sourire à votre âme.

Vous vous laissez envahir encore et encore et encore par l’Espoir.

Comme une petite douceur subtile…

Vous croyez à la Force de la Pensée. Elle apaisera votre fils. C’est certain.

Il surmontera. Une fois encore.

Ne pas avoir honte. Laisser couler vos larmes. Ne pas en avoir honte.

Vous avez Foi en la Vie. Si belle. Malgré tout.

Hier vous avez souhaité les 43 ans de votre plus jeune Fils.

Cette petite douceur subtile…la garder…se blottir contre elle…s’endormir avec…l’emporter demain…pour Lui…

Juste comme une petite douceur subtile…

 

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