Entre rire et larme…"Battons-nous. Cherchons le beau, le vrai. Ayons enfin le courage des larmes. Et révérons la vie. Théodore Monod"

Au Nom des Enfants

 
 
Je retransmets ce billet. J’y souscris entièrement…
 
Il y a quelques jours, le Président de la République de la Chasse à l’Enfant faisait expulser vers l’Albanie une fillette de 8 ans, Z et son père. 

La mère de l’enfant, totalement traumatisée par ce qu’on lui avait fait endurer était admise en psychiatrie à l’hôpital de Metz (au vu de son état, le commandant de bord a refusé de l’embarquer).   

Un bel exploit des services de Monsieur Besson dont, à n’en pas douter, le président a dû le féliciter. Personne ne peut croire que tous les policiers de France sont fiers du travail de leurs collègues.

Flatté sans doute, Besson prévoit d’en rajouter dans l’horreur.  Il envisage cette fois d’expulser la mère et l’enfant tandis que le père resterait en France.
M. et Mme SANTOS vivent et travaillent à Cannes. Ils sont arrivés des Philippines il y a bientôt 10 ans. Leur petite fille, Véa (5 ans) née en France, est scolarisée. 

Quoi de plus banal ? Mais ils sont « Sans-Papiers »…

 

Le 28 juillet 2009, leur vie bascule dans le cauchemar. 

A 7h du matin, ils sont arrêtés par la police à domicile sur ordre du préfet des Alpes Maritimes (qui s’était déjà illustré en 2006 en expulsant la famille Raba), puis placés en garde à vue et transférés au centre de rétention de Marseille. 

Seule difficulté du point de vue des chasseurs d’enfants : M. Santos n’a pas de passeport et ne peut pas être expulsé sans laissez-passer délivré par le consulat des Philippines. 

Or, toute la famille doit être présentée au Juge de Libertés vendredi, avec le « risque »  que le JLD fasse libérer tout le monde. 

Pour MM. Besson et Sarkozy, c’est un risque qu’on ne peut pas courir, d’autant que la famille Paladar (dont un enfant de 3 ans) arrêtée à Nice deux jours après et dans les mêmes conditions que la famille Santos a elle été libérée sur décision de justice) ! 

Ils ont donc décidé de précipiter l’expulsion de Véa et de sa mère tandis que M. Santos sera présenté au juge et peut-être libéré au moment où sa femme et sa fille seront mises dans l’avion pour les Philippines.

Il est hors de question que les choses se passent ainsi. L’expulsion est prévue pour vendredi. Il faut que d’ici là, la voix de la population se fasse entendre. 

On a 48 heures pour empêcher l’irréparable. Il fait se faire entendre, par tous les relais possibles. 48 heures pour sauver Vea, et ses parents , pour activer tous les réseaux , 48 heures pour faire intervenir où qu’ils se trouvent personnalités et élus de tous partis.

Auprès du préfet et du ministre Besson pour le principe. Mais, à l’évidence, ils comptent pour du beurre et les véritables décisions se prennent à l’Elysée. 

C’est donc surtout là qu’il faut intervenir, poliment, bien sûr, sans diffamation, mais fermement.

 
Préfecture Alpes-Maritimes (il  faut saluer spécialement le préfet Lamy qui il y a quelques années avait expulsé la famille Raba, revenue quelques mois plus tard, le ridiculisant, lui et ses maîtres)
Préfet des Bouches-du-Rhône :
Tel : 04 91 15 60 00  Fax : 04 91 15 62 10  cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
Ministère Besson
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre
eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Elysée 01 42 92 81 00  fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER
<
franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration
)
maxime.tandonnet@elysee.fr
 
Monsieur le Ministre,

Au cours de ces mois dits de vacances, les services de police et administratifs n’ont pas respecté les conventions internationales en matière de droits spécifiques des enfants.

Même si beaucoup de ces mesures ont été rapportées, certaines sur le fond, d’autres sur la forme, il n’empêche que des instances de police ont jugé qu’il convenait de mettre en rétention des familles entières.

A Metz, à Toulouse, à Nice ou à Marseille, pour ce que nous connaissons actuellement, les réseaux militants et les sections de la LDH se sont mobilisés pour obtenir la mise en liberté de ces enfants et de leurs familles.

La LDH se félicite des résultats positifs de ces actions et des décisions prises par la justice.

Mais, nous constatons que plusieurs cas restent à régler.

Malgré les prescriptions de la convention des droits de l’Enfant, malgré les observations de plusieurs autorités internationales ou européennes et malgré les recommandations des différentes autorités administratives indépendantes françaises, les services de police continuent à agir de la même manière.

C’est donc en pleine connaissance de cause que ces mesures ont été prises. Elles sont la conséquence directe de la politique menée par le gouvernement.

Nous vous demandons de mettre fin à cette inversion du droit qui ignore la spécificité de l’enfance et met notre pays dans une situation inacceptable au regard de ses engagements internationaux.

Le droit des mineurs à vivre en famille dans des conditions décentes et à recevoir une éducation prime toute autre considération.

La LDH saisira, dès le mois de septembre, les instances européennes et internationales appropriées.

D’ores et déjà, nous vous demandons solennellement de mettre un terme à ces situations.

Tous les enfants actuellement encore retenus avec leurs familles doivent être immédiatement libérés et leur accueil en France doit être assuré.

Vous comprendrez que nous rendions cette lettre publique.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de ma haute considération.

Jean-Pierre Dubois, président de la LDH

Voir 

Je souscris totalement à cette lettre.
J’ai assez souvent honte de mon pays.
Je ne me reconnais nullement française dans ce contexte mais plutôt citoyenne de la terre.

Nous ne sommes que locataire  de notre "territoire ?".

Au moment de notre dernier soupir, nous n’emmenons rien.

Riches ou pauvres, nous mourrons pareil aussi nus que le jour de notre naisance.
Alors pourquoi faire tant de mal à des gamins qui ne nous ont rien fait et à leurs parents qui n’assument que leur rôle de parents à vouloir donner le meilleur à leur enfants.

Il leur en faut du courage pour affronter ce regard qui les condamne d’emblée sans leur accorder la moindre circonstance atténuante alors que d’autres formes de délinquances tellement plus pernicieuses opèrent sur "notre territoire".

 
 
 
 
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4 Réponses

  1. Carole Lombard

    Entièrement d\’accord avec toi, il y a de quoi avoir honte. Honte de ces politiques menées, qui ne sont pas le reflet de la France.Nous connaissons ce combat hélas eva n\’est-ce pas ? un peu partout en France !Musi

    14 août 2009 à 23 h 30 min

  2. Jazzy

    Tu dois te douter que je partage entièrement ton avis , habitant en plus à deux pas du centre de rétention ! J\’ai d\’ailleurs participé à une des manifestations organisé par resf et fortement encadré par la gendarmerie et la police . Je ne comprendrai jamais cet acharnement à expulser , que comprend un enfant des "raisons " politiques ? Il faudra que ces messieurs qu\’on nomme grands m\’expliquent . D\’ailleurs nous en sommes encore à faire des lettres "Messieurs qu\’on nomme grands , je vous fais une lettre que vous lirez peut etre si vous avez le temps ….Boris tu ne peux pas nous en faire une autre de là où tu es ? http://www.deezer.com/listen-3065821A Metz ville au passé militaire incontesté la transformation de ses casernes en centre de rétention ne passe pas mais pas du tout http://mrap-moselle.over-blog.org/article-25970818.htmlhttp://images.google.fr/imgres?imgurl=http://www.lasemaine.fr/image/article/458/144/un-projet-de-500-logements-dans-la-caserne-desvallieres-&imgrefurl=http://www.lasemaine.fr/immobilier-en-lorraine/sommaire/page/3&usg=__5lIKjxkyc_D2K25ZnZZ1hca63jU=&h=144&w=458&sz=70&hl=fr&start=1&sig2=zoOAWVm-VRdQySgL4CRmyw&um=1&tbnid=bKVyGFyAhKDHnM:&tbnh=40&tbnw=128&prev=/images%3Fq%3Dcaserne%2BDesvalli%25C3%25A8res%2BMetz%26hl%3Dfr%26client%3Dfirefox-a%26channel%3Ds%26rls%3Dorg.mozilla:fr:official%26um%3D1&ei=AF2GSrnTOImMjAfYvIGjCwInutile de te dire que depuis que cette caserne est transformée en centre de détention les photos ne sont pas les bienvenues dans les environs …Merci pour ce billet fulgurance qui nous replace bien dans le contexte du tout pouvoir !!!

    15 août 2009 à 9 h 06 min

  3. Le lampiste

    Bonjour Eva,J\’ai vu le coup arrivé, quand Nicolas et son équipe ont demandé au sans papier de se recenser. Cela m\’a rappelé, dans la méthode, certains faits historiques.Kisso et bon samedi.Raph.

    15 août 2009 à 9 h 20 min

  4. Eva

    Eh oui arole….cela n\’est pas fini….! hélasje me doutais bien Jazzy que tu étais "active" ! je suis les liens…Oui nous pouvons penser cela aussi ! Raphaël…avec un malaise certainamitié Kiso

    16 août 2009 à 1 h 46 min

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