Entre rire et larme…"Battons-nous. Cherchons le beau, le vrai. Ayons enfin le courage des larmes. Et révérons la vie. Théodore Monod"

SANS

Je suis inquiet, très, très inquiet…

Claude-Marie Vadrot,
Journaliste à Politis et chargé de cours à Paris 8, souhaite diffuser largement ce message.

" Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Éducation Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.

Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de  me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de  sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy  Saint Hilaire était gardées par des vigiles…
« Monsieur Vadrot ?
– Euh… Oui.
– Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes
vous est interdit.
– Pourquoi ?
– Je n’ai pas à vous donner d’explication….
– Pouvez-vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
– Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
– Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air,
sans la moindre pancarte.
– C’est non ! »
(Lire le suite)

Poils d’éléphant, bling-bling et sarkonneriessite de l’excellent "20 Minutes" met le doigt sur une nouvelle sarkonnerie, au bras du président une Rollex, bon, ça on connait, et à l’autre bras un bracelet en poil d’éléphant tressé. Truc de cacou des quartiers ouest de Paris. Pour avoir ces poils de la queue, il faut tuer l’éléphant, donc braconnage, contrebande, argent sale, et j’en passe. Une quinzaine de bijouteries de l’Ouest parisien comparaissent en justice pour avoir vendu ce bijou.

Ségolène Royal va devoir encore aller demander pardon pour cette nouvelle sarkonnerie africaine.

Ali DILEM    C’est un dessinateur de presse algérien que j’affectionne particulièrement.
Drôle, tendre, pertinent, percutant, incisif, caustique…
Bref, en quelques coups de crayon il sait retracer un événement, une anecdote, une info avec un ressenti, un état d’esprit que je partage souvent.

Ali Dilem

Caricaturiste n’est pas un métier facile en Algérie. Dilem passe presque plus de temps sur les bancs du Palais de justice d’Alger que le crayon à la main. À ce jour, il cumule une cinquantaine de procès en diffamation intentés par les autorités et neuf années de prison, sans compter de nombreuses amendes. Mais le dessinateur préfère publier quitte à en payer le prix plutôt que de se plier à la censure.

Menacé par des groupes islamistes durant la guerre civile (1990-1998), il est en 2004 condamné à mort par une fatwa lancée dans toutes les mosquées algériennes. Enfin en 2001 ont été ajoutés au Code pénal algérien des amendements surnommés « amendements Dilem », qui prévoient une série de mesures allant jusqu’à la peine de prison ferme (de deux mois à un an) contre des journalistes qui offenseraient le président de la République ou les grands corps d’État (armée, justice…)

Ali Dilem est né le 29 juin 1967 de parents kabyles à El-Harrach, dans la banlieue d’Alger. Il vit aujourd’hui dans la capitale algérienne.

Diplômé de l’Institut national des beaux-arts d’Alger, il démarre sa carrière en 1989 à l’hebdomadaire communiste Alger Républicain. Ce sera ensuite Le Matin, quotidien indépendant, qui publiera ses caricatures entre 1991 et 1996. Aujourd’hui ce fou de travail (10 000 dessins en près de vingt ans de carrière) dessine pour le journal indépendant Liberté (150 000 exemplaires quotidiens) et depuis 2001 pour TV5Monde, la chaîne de télévision francophone internationale.

Il croque l’actualité chaque semaine pour l’émission Kiosque, qui réunit sur son plateau des journalistes du monde entier, et quotidiennement pour le site internet de la chaîne. Il collabore également avec plusieurs journaux européens. En 2008 il a publié un album intitulé « Dessine moi le monde » coédité par les éditions de l’Aube et TV5Monde ; en 2000 paraissait Boutef président, un succès réédité trois fois.

Dilem est une véritable star en Algérie. Son humour souvent très noir et son irrévérence sont uniques. Il n’a aucun tabou : le président algérien, les généraux, les fanatiques islamistes, les femmes… Son regard sur l’actualité mondiale est aussi terriblement incisif : les valeurs de Dilem sont claires, pour les droits de l’Homme et la liberté d’expression, contre tous les extrémismes et les dictatures.

A l’étranger, son talent est largement reconnu et récompensé. Il a reçu une vingtaine de prix à travers le monde, dont le prestigieux Cartoonists Rights Network’s Award for Courage in Editorial Cartooning (Prix du courage en caricature politique), décerné aux Etats-Unis en 2006. On peut également citer le Prix International du dessin de presse en 2001, le Trophée de la liberté de la presse remis par Reporters sans Frontières en 2005, le Grand prix de l’Humour vache au Salon international du dessin de presse et de l’humour à Saint-Just-le-Martel en France en 2007.

Dilem est également membre de la fondation Cartooning for Peace, créée à l’initiative du dessinateur français Plantu et de l’Onu, après l’affaire des caricatures danoises du prophète Mahomet (septembre 2005). La fondation organise des conférences et des expositions de dessins de presse dans le monde entier.

Ainsi c’est avec Placide et P.Ballouhey, l’un de mes caricaturistes préférés..
Et si aujourd’hui cela pouvait permettre à certain(e)s de retrouver le sourire ?


 

 

 

 Après le catastrophique discours de Sarkozy à Dakar, sur l’entrée dans l’histoire de l’homme africain, Ségolène s’est excusée devant ses amis socialistes sénégalais. Elle est dans son droit et dans son rôle. Les snipers de l’UMP tirent à l’arme lourde. Repas à l’Élysée, devant des parlementaires, Sarko fait le mariole, le fanfaron, comme un marchand de voitures d’occasion au Café du Commerce, il dégomme à toute berzingue. “Il est parvenu, le temps d’un déjeuner, à rabaisser Barack Obama, à se montrer condescendant envers Angela Merkel et à insulter Jose Luis Zapatero” (…) “mettant brutalement fin à la lune de miel avec les Etats-Unis” écrit l’excellentissime Guardian de Londres. Ségolène connaît bien  Zapatero, elle lui dit que Sarko y est allé un peu fort et s’en excuse au nom de la France. Coups de chevrotines des flingueurs de l’UMP, ils s’étouffent offusqués, tous rouges comme des beaufs de Cabu. Vu le nombre de sottises, de mensonges, de promesses non tenues, de fanfaronnades que nous distille Sarkozy à longueur de temps, Ségolène va se massacrer les genoux si elle doit demander pardon pour chaque sarkonnerie. Joli coup médiatique en tout cas.

 

 

 

 

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Une Réponse

  1. Loup-Blanc

    belle revue de presse ;o)))

    12 juin 2009 à 8 h 10 min

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