Entre rire et larme…"Battons-nous. Cherchons le beau, le vrai. Ayons enfin le courage des larmes. Et révérons la vie. Théodore Monod"

La Mort d’un Peuple…ou…Il était une fois les Tchouktches

L’espoir du désespoir…..http://forums.france3.fr/france3/thalassa/documentaire-peuple-mort-sujet_4101_1.htm

 

http://www.planetethalassa.com/programmes/fiche.html?PROG_ID=12592696&BROA_ID=37452

 

Une chronique douce amère sur une communauté en plein désarroi…..grâce à Frédéric Tonolli.

Voilà pas loin de quinze ans que Frédéric Tonolli connaît les Tchouktches. Une partie de ce peuple vit tout au bout de l’Extrême Orient, au bord du détroit de Béring. Réalisateur et caméraman, Frédéric Tonolli a vécu de longs mois en leur compagnie. Trois années, au total, depuis son premier reportage sur ces « Seigneurs de Béring » (prix Albert-Londres en 1996). Thalassa présente ce soir « La mort d’un peuple », film exceptionnel tourné pendant dix ans.

En partageant leur quotidien, le reporter s’est lié d’amitié avec Andreï, Sergueï, Irina et les autres. Ils vivent à Ouélen, un village de 769 habitants tourné vers la mer. Chasse au morse ou à la baleine, marches, fêtes, discussions avec Joukov le chauffagiste devant son fourneau à charbon. Sous le cercle polaire, l’hiver est long et rude. Si le ciel est très clair, on voit l’Alaska, juste en face….  

Il est des contrées improbables où l’hiver est interminable, où la température peut tomber à -52°, où l’on pêche la baleine en groupe, à la rame et à l’aide de harpons. Et pourtant, il est des hommes qui y vivent, les Tchouktches, aux confins de la Sibérie, sur les rives de l’océan Arctique et de la mer de Béring. Au hasard d’un reportage, Frédéric Tonolli part en 1995 sous le cercle polaire. Il découvre Ouelen, un village côtier, où les habitants sont des chasseurs de mammifères marins. Il y séjournera six semaines. «Je me suis senti immédiatement à l’aise au sein de cette communauté. C’était un peu l’ambiance de Moby Dick et des livres de Jack London. J’étais un privilégié au cœur d’un exotisme incroyable».

 

A son retour, il annonce son envie d’y retourner et de partager le quotidien de ses habitants. Passionné mais aussi obstiné et engagé, voire enragé, Frédéric Tonolli repart en 1999, 2001, 2005 et juin 2008, soit cinq séjours qui, en temps cumulé, représentent trois années, au cours desquelles il les filme, dessine avec eux, pêche avec eux, boit avec eux. «Sans jamais chercher à leur ressembler». Le doc se veut une chronique d’hier et d’aujourd’hui, reprenant, ça et là, des éléments de ses précédents documentaires.

 

«Au fil de ces dix années écoulées, je me suis improvisé scribe de l’Histoire, recueillant les témoignages de Tolia, Sergueï, Joukov et les autres, comme une chronique familiale où les vieux disparaissent, les enfants grandissent et où certains se suicident. Jeunes et vieux. D’où le titre du film "La mort d’un peuple". Je porte un regard sur un peuple qui disparaît car on a réussi à éradiquer ses croyances, sa mémoire collective et briser son lien avec la nature et les esprits. C’est autant leur mort que ma propre petite mort que je filme». 1999-2008 : la province Tchoukotka tente de survivre à l’effondrement de l’Union Soviétique.

 

 Il y a nettement un avant pour ce peuple et ses manières de vie ancestrales, et un après, avec l’onde de choc de la révolution russe dans les années 20. Puis, lorsque l’empire s’effrite dans les années 90, la misère s’abat sur le village. L’alcool fait son apparition et peu à peu, les Tchouktches perdent leur identité. Le départ des habitants, les maladies, le désespoir et les suicides deviennent le quotidien d’un peuple résigné. Mon rêve est de voir Andreï, le fils de Tolia, lancer le harpon. Je n’y crois pas mais l’espère. Il a 21 ans et est l’un des rares survivants de l’équipage des débuts».

 

Voilà pas loin de quinze ans que Frédéric Tonolli connaît les Tchouktches. Une partie de ce peuple vit tout au bout de l’Extrême Orient, au bord du détroit de Béring. Réalisateur et caméraman, Frédéric Tonolli a vécu de longs mois en leur compagnie. Trois années, au total, depuis son premier reportage sur ces « Seigneurs de Béring » (prix Albert-Londres en 1996). Thalassa présente ce soir « La mort d’un peuple », film exceptionnel tourné pendant dix ans.

 

En partageant leur quotidien, le reporter s’est lié d’amitié avec Andreï, Sergueï, Irina et les autres. Ils vivent à Ouélen, un village de 769 habitants tourné vers la mer. Chasse au morse ou à la baleine, marches, fêtes, discussions avec Joukov le chauffagiste devant son fourneau à charbon. Sous le cercle polaire, l’hiver est long et rude. Si le ciel est très clair, on voit l’Alaska, juste en face. La caméra tourne encore.

 

Autrefois, du temps de l’URSS, ces Tchouktches du littoral avaient abandonné leur activité de chasseurs. L’Etat les salariait, comme la centaine de Russes installés au village. Aujourd’hui, ces derniers touchent de modestes traitements de fonctionnaires, qu’ils complètent en distillant de la vodka. Les Tchouktches, eux, chassent à nouveau.

 

La mer change, l’alcool ronge, les suicides se multiplient…..  Pour les autres, l’agonie continue. 

 

Si vous voulez en voir plus, il y a les 9 lunes de Behring
: //wiki.france5.fr/index.php/LES_NEUF_LUNES_DE_BEHRING


       

 

L’alcool, que ce peuple ne connaissait pas, ronge peu à peu l’âme tchouktche. Leur organisme ne peut pas l’assimiler, et leur métabolisme le fixe… Les Tchouktches y passent leur salaire, en achètent à crédit. La vodka durcit leurs rapports humains.

 

Difficile de renouer avec des traditions passées à la javel du totalitarisme. Au « progrès » imposé par l’URSS a succédé la lointaine politique du gouverneur de Tchoukotka jusqu’en 2008, l’oligarque Roman Abramovitch. Le changement climatique change la mer nourricière. Deux ou trois fois l’an, les villageois assistent au débarquement surréaliste de touristes occidentaux, qui posent autour d’eux pour les photos.

 

Frédéric Tonolli, improvisé « scribe » de ce peuple taiseux, comprend en 1999 qu’il enregistre la fin de son histoire : « J’ai compris que je ne reverrai pas certains de mes amis. » Le récit de son film débute cette année-là :

A mon retour, en 2001, il en manquait déjà. Le compte à rebours avait commencé. »

 Les suicides touchent toutes les familles ; trois enfants de moins de 15 ans pour la seule année 2005. Pour les autres, l’agonie continue. (Voir la bande-annonce).

 

Cette lente tragédie, Frédéric Tonolli la raconte avec pudeur, poésie et retenue, sans excès d’esthétisme malgré des paysages impressionnants. Le réalisateur a vécu la vie des Tchouktches ; il nous la montre, dans toute sa richesse et sa tristesse. Son film n’est pas larmoyant, mais des larmes viennent car ce destin serre le cœur.

Les Tchouktches (en russe : чукчи, tchouktchi, au pluriel et чукча, tchouktcha, au singulier) sont un peuple paléo-sibérien habitant l’extrême-est de la Russie sur les rives de l’océan Arctique et de la mer de Béring. Les Tchouktches parlent le tchouktche et se nomment eux-mêmes Lygoravetlyan (soit le vrai peuple en tchouktche). Originellement les Tchouktches vivaient sur la rive nord de la mer d’Okhotsk.

 

La religion tchouktche est empreinte de chamanisme et d’animisme. Chaque objet à une âme qui peut être soit malveillante, soit bienveillante. Lors de la période soviétique, la religion tchouktche était interdite comme toute autre religion.

 

La majorité des Tchouktches vivent dans l’okroug de Tchoukotka mais certains vivent aussi dans la République de Sakha-Iakoutie, dans l’oblast de Magadan et dans le district autonome des Koriaks (futur krai du Kamchatka). Quelques Tchouktches se sont aussi installés dans les villes occidentales de Russie : Moscou, Saint-Pétersbourg ainsi qu’en Europe et en Amérique du Nord. On estime le nombre de Tchouktches de par le monde à 15 000.

 

Les Tchouktches sont traditionnellement divisés en deux branches : les Anqallyt ou Ankalyn (les gens de la Mer) qui vivent sur les côtes, en contact avec les Inuits, et sont des chasseurs, principalement de mammifères marins et pêcheurs. Et les Tchouktches chavchu qui vivent en nomades dans la toundra avec leurs troupeaux de rennes. Les Tchouktches traditionnels vivent dans des yaranga, sortes de yourtes couvertes de peau. Les rennes leur fournissent du lait, de la viande et des vêtements.

 

Le nom tchouktche est celui utilisé par les Russes pour décrire cette population. Son origine provient du mot tchouktche chauchu qui signifie "abondant en rennes".

 

Au début des années 1920, le nouveau pouvoir soviétique peine à s’imposer dans les régions extrêmes. L’interdiction de la religion, la réorganisation du mode de production économique en collectivités, les tentatives de sédentarisation forcées et l’interdiction du tchouktche mécontentent les populations arctiques. Vers la fin de la décennie les protestations tchouktches se taisent. Les autorités mettent en place 28 sovkhozes en Tchoukotka basés l’exploitation des troupeaux de rennes et la chasse aux mammifères marins. Les Tchouktches sont scolarisés et apprennent le russe.

 

Dans les années 1950, les terres tchouktches sont utilisées pour des projets d’exploitation minière, pétrolifère et gazière menaçant durablement le mode de vie des Tchouktches.

 

Après la chute de l’Union soviétique, les sovkhozes sont privatisés et l’économie rurale traditionnelle des Tchouktches s’effondre. Depuis, les Tchouktches vivant de cette économie ainsi que les Russes de la région ne survivent que grâce à l’aide humanitaire.

 

Néanmoins la période soviétique a aussi profondément modifié la structure sociale et économique des Tchouktches. Seule une faible partie des Tchouktches travaillent encore comme berger pour troupeaux de rennes ou chasseurs de mammifères marins. De nombreux Tchouktches sont maintenant poètes, écrivains, docteurs, enseignants ou homme politiques.

 

Les Tchouktches sont souvent pris pour cible des blagues russes à cause de leur naïveté et de la simplicité de leur mode de vie.

 

Selon une ancienne coutume tchouktche, si un homme vient demander l’hospitalité pour la nuit, l’hôte doit lui prêter sa femme.

 

La culture tchouktche a été popularisée récemment suite au succès de l’écrivain tchouktche Iouri Rytkhéou.

 

Quelques données sur la langue, la littérature et la culture des Lygoravetlat (Tchouktches) Par Charles Weinstein **Site Pouckine :http://www.pouchkine-traductions.net/

http://www.thalassa.france3.fr/

Organisation sociale et politique

 

Chez les Tchouktches il n’y a jamais eu d’organisation étatique, de souverain, de gouvernement, de police, d’armée. On n’a jamais déclaré la guerre à autrui. Des heurts ont pourtant eu lieu avec les cosaques des tsars qui entendaient collecter l’impôt en nature, ainsi que des escarmouches avec les voisins koriaks et youkaguires pour des problèmes de pâturage.

 

Aujourd’hui

 

Un autre mode de pensée s’est imposé entraînant la perte des repères traditionnels.

 

Le manque de perspective et un chômage très élevé caractérisent la période actuelle. On note une perte dramatique des savoir-faire traditionnels liés à l’élevage. La situation sanitaire est alarmante.

 

Tous les pouvoirs appartiennent aux allogènes russes et autres Blancs. Les autochtones ne possèdent ni argent, ni médias, ni moyens de transport.

 

 

 

Un écrit inédit en français du Russe Pilniak en pleine folie polaire

Par Jean-Pierre Thibaudat | Journaliste | 13/04/2008 | 16H59

http://tchouktches.net/

 

  Inédit en traduction française paraît « Le Pays d’outre-passe », du grand romancier russe Boris Pilniak, liquidé par Staline à la fin des années 30. La beauté mystérieuse du titre donne envie d’en savoir plus. Au fil des pages, le lecteur ne sera pas déçu : la beauté croit au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans ce livre chaviré et sombrement incandescent.

 

Durant l’été 1924, Pilniak participe à une expédition polaire. Les pôles sont à la mode en Union soviétique, les voyages d’écrivains aussi. Il embarque sur un navire qui doit atteindre la Terre François–Joseph, mais l’expédition fait demi tour et se replie sur le Spitzberg. Pilniak en rapportera un reportage puis, un peu plus tard, il écrira « Le Pays d’outre passe » (belle trouvaille de la traductrice Anne Coldefy-Faucard pour transcrire le mot russe « zavoltchié »)

 

Cet ouvrage n’est pas un simple récit d’expédition, ce n’est pas non plus un roman polaire, c’est du pur Pilniak. Un mélange de vrais et faux documents, des impressions personnelles dûment consignées, associées à une transfiguration du réel, un phrasé fiévreux jusqu’à l’hallucination, le tout dans une construction non linéaire qui a beaucoup à voir avec le montage cinématographique. 

 

 SLAVA….

 L’espoir du désespoir…..IRINA LA COUSINE DE ANDREÎ SUICIDEE A 14 ANS…….LES BIENFAITS DE LA CIVILISATION….. L’espoir du désespoir…..

 

Quelques réflexions….après discussions avec des cops….que je soumets ici… :

 le reportage était un peu trop monotone, me seemble-t-il, au vu du sujet.
je crois qu’il en ai de meme des inuits , suicide , alcool.
mais un parallèle est peut être possible avec certains tribus d’afrique , d amazonie ou autres peuplades rattrapées par la modernité ; qui souvent ne leur était pas nécessaire et a précipité leur disparition.dommage , c est un peu de diversité qui disparait.
etait ce évitable ?

Ouais en Amazonie, en Guyane par exemple, des centaines d’« indiens » n’ont jamais demandé à avoir des orpailleurs, des maquereaux, des trafiquants de toutes sortes dans leur jungle ancestrale. Aux Etats Unis les « indiens » crèvent aussi d’alcool et de désoeuvrement quand ils ne sont pas obligés de faire tourner des casinos (là ils se plaignent moins peut être et encore). En France, des corses sont obligés de se plier à l’administration française qui les empêche d’exercer leur ancestral devoir d’hospitalité, qu’ils pratiquaient même envers les bandits. Tout ça pour dire qu’on peut remonter loin ou tout près avec des « si ».

Concernant les ravages du progrès : Nanouk l’esquimau de Flaherty est aussi à méditer : on y voit Nanouk, le héros suivi par le documentariste jusqu’à ce que malheureusement, un hiver de pas de chance il ne trouve rien à manger et meure de faim. C’était avant le « système ».

Les chaînes françaises ont la facheuse habitude de louvoyer entre l’autoflagellation (colonisation etc) sans nuance et sans perspective historique qui finit par dresser tout le monde contre tout le monde et l’accusation à sens unique envers un pays étranger ( de préférence la Russie ou la Chine) coupable de tous les maux de la Terre. Cela permet pour le coup de rattraper l’autoflagellation par une stigmatisation à bon compte. Un genre de bien pensance généralisée.

 

« Concernant les ravages du progrès : Nanouk l’esquimau de Flaherty est aussi à méditer : on y voit Nanouk, le héros suivi par le documentariste jusqu’à ce que malheureusement, un hiver de pas de chance il ne trouve rien à manger et meure de faim. C’était avant le “ système ”. »

Faut-il mieux mourir de faim en ayant vécu pleinement sa vie ou bien mourir avec un coup de carabine dans la tête un soir d’ivresse après avoir vu tout son peuple anéanti par une force étrangère et ses enfants réduits à de simples bêtes de zoo ? ?

 Un peuple de plus qui va disparaitre, et rallonger la longue liste.
Indiens d’Amazonie, chassés comme des animaux pour pouvoir exploiter l’or, par exemple.

Ces peuples meurent dans l’indifférence générale emportant avec eux une part de l’Humanité.

Ce reportage poignant saisit aux tripes, que dire d’autre ? Dans un registre un peu différent, Thalassa a présenté il y a quelques semaines un reportage sur Nauru (Pacifique Sud) qui illustrait également toute la bassesse avec laquelle on peut porter atteinte à la dignité humaine de populations déshéritées.

Thalassa diffuse régulièrement des reportages tels que ceux-ci. A chaque fois, je me dis qu’on ne trouve rien de plus pédagogique et de plus radical (politiquement) à la télévision française. C’est un miracle que cette émission ait survécu tant d’années.

 

Sur le sujet de la rencontre de civilisations à des niveaux technologiques différents, je vous conseille le livre de Jared Diamond « De l’inégalité parmi les sociétés “ qui développe des explications intéressantes sur les différences de développements.

(: //fr.wikipedia.org/wiki/De_l%27in%C3%A9galit%C3%A9_parmi_les_soci%C…)

sur le fond maintenent , je me demande ce qu’il est possible de faire…

si on part sur une simple thèse darwinienne , ce peuple n’est plus adaptée a la vie moderne (rien qu’a cause de son impossibilité à assimiler l’alcool), et donc disparaitra…

les individus sont libres , donc on ne peut rien leurs imposer (de quel droit d’ailleur ? )

c’est malheureux a dire , mais on ne parle pas d’animaux mais d’homme , et en la matière le libre arbitre existe. Si ce peuple est comme cela c’est qu’il la souhaité… (enfin c’est mon avis en tout cas…)

Juste une réflection ! de plus……
Quand c’est loin, on se révolte, on pleure. Mais chez nous, quand est il du breton, du basque de l’alsacien, de l’occitant ?
Sommes nous les russes de france qui niont les minorités linguistiques ?

Ben voilà, il suffit d’un gentil reportage pour que tout de suite les loups sortent du bois et demandent les sanctions internationales. Allez vous intéresser aux indiens d’Amérique dans leurs « réserves » où ils croupissent dans l’« eau de feu » depuis un siècle. Et boycottons les Etats Unis : boycottons surtout leur subprimes, tiens ! Ca nous évitera de finir comme les esquimaux.
Ils font vraiment chmir les anti russes systématiques, les rejetons de la vieille droite coincée catho intégriste qui croit par exemple que l’orthodoxie n’est pas une religion chrétienne ou qui utilise encore le terme d’hérétique (très, très répandu malheureusement et surtout dans la tranche d’âge de la fameuse pasionaria anti russe Beatrice, qui porte si mal son nom…).

Il n’y a vraiment que les français pour pleurer leurs larmes de crocodile sur les malheurs du monde et laisser crever pendant ce temps une partie de leur population : c’est l’effet bobo. Quand Thalassa condamnera-t-il la spéculation immobilière aussi bien à l’île de Ré qu’en Corse, qui fait que les habitants originels ne peuvent tout simplement plus garder leurs maisons familiales, frappés qu’ils sont par l’ISF par exemple. Sans parler de l’installation impossible de leurs héritiers. Hé oui, ils sont obligés de se barrer, comme à Montmartre ou ailleurs, laissant la place à de gentils bobos bien intentionnés, dont sans doute quelques journalistes parisiens, qui font des « fêtes de quartier » cadavériques sur les lambeaux d’authentiques villages.

ben je vous propose un truc, vous rachetez l’île de Ré et redonnez toutes les parcelles aux justes héritiers, et nous valeureux bobos nous nous en retournons devant notre télé pour chialer bêtement devant des reportages en tentant de voir comment on pourrait aider ces gens ou à défaut éviter que cela se reproduise, en soutenant financièrement des associations

nous pourrons toujours tirer le bilan de nos actions respectives…

C’est bien ce que j’exprimai, c’est loin on s’interresse, c’est près on s’en fout.
Derrière le breton il y a aussi un peuple ! ! !
Merci de ne pas le nier

je ne nie pas qu’il existe un peuple breton, mais avouez quand même qu’aujourd’hui les bretons se sont plutôt bien intégrés à la France…
j’ai l’impression que les Tchoutchkes se sont bien moins intégrés à la population russe, la preuve tous les chefs de classe sont russes et tous les postes intéressants sont donnés aux russes
n’allez pas me dire qu’en France le breton moyen est persécuté ! ! *

et j’insiste sur le fait que ce qui est défendu aujourd’hui c’est la langue bretonne, les traditions elles sont perpétuées, mais ce peuple quant à lui se voit détruit dans sa totalité par un espèce de rouleau compresseur nommé Russie
donc avant de comparer Tchoutchkes et Bretons, excusez moi mais il y’a encore du chemin à faire !

 

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8 Réponses

  1. Eva

    Original message- – – – – -Comme par hasard, dans les peuples nordiques, seuls ceux de Russie seraient à plaindre. Au temps de l\’URSS, ce peuple était payé sans devoir travailler et vendaient ce qu\’ils pouvaient. S\’il en avait été autrement et que les Soviétiques les aient contraint à leur mode de vie vie ancestrale, l\’occident n\’aurait pas manqué de dénoncer « un lâche abandon » ou une « ségrégation avec les minorités non Russes », ou d\’autres accusations rengaines. La fin de l\’URSS a été voulue et cherchée par l\’occident et voilà le résultat. Le peuple Russe à d\’autres soucis et ils laissent les nomades se débrouiller avec leur traditions ancestrales, ni plus ni moins. Alors que veut on ? Les aider ? Mais un donneur de leçons dira que c\’est détruire leur mode de vie. Les laisser vivre selon leurs traditions ? les mêmes donneurs de leçon vont crier à l\’abandon ! Du temps du Tsar, ces gens n\’avaient d\’autre choix que de se débrouiller. L\’occident doit être content. On ferait mieux de se préoccuper des inégalités qui demeurent chez nous, et où les SDF n\’ont ni barques, ni fusils ni harpon ni bulldozer coûteux pour tuer et sortir les baleines. Chez nous, ils n\’ont rien à bouffer et ça n\’empêche les inégalités de continuer de plus belle : 5 millions d\’Euros de salaire annuel pour certains PDG et autres grands actionnaires ce qui représente 500 années de smic. BlaBlacop

    3 mai 2009 à 21 h 24 min

  2. Eva

    Original Message —– La vie des Tchoutches est dure, c\’est vrai, mais pas plus et plutôt moins qu\’elle ne l\’était avant la période soviétique, qui leur a apporté armes bateaux à moteurs, engins de traction etc qu\’ils n\’auraient jamais épéré avoir auparavant. Mais criotiquer la Russie est tellement à la mode et tellement encouragée par les chaînes de tv à la botte d\’un gouvernement qui entend agiter l\’épouvantail prolétaire en ces périodes d\’inégalité honteuse et de risque d\’émeute… De toutes façon, le producteur qui propose la vision opposée n\’aura aucune chance de vendre son reportage à nos TV à la botte…Quant au soutien aux modes de vie ancestraux, on oublie que chez nous, en France, les populations de zones touristiques telles les Alpes ou le littoral se font jeter dehors par la masse touristique au nom du profit. Les enfants ne peuvent plus hériter de leurs parents (évaluation exorbitante du bien d\’où taxes en proportion et j\’en passe…!!!Regardons chez nous, il y a tant à dire ! RALEUR

    3 mai 2009 à 21 h 28 min

  3. Eva

    original message – – – -Avant de partir en Live,Je connais le réalisateur, et si vous pouvez regardez les anciens documentaires de Frederic tonolli et son livre, c\’est juste un regard sur ce peuple, sur leur devenir, rien de plus.« Regardons chez nous, il y a tant à dire ! » Justement, regardons chez les autres et méditons… J\’ai plus peur quand je vois les futures guerres de l\’eau, les pandémies à venir (certes d\’actualité), le chaos environnemental à venir.De toute manière le système capitaliste est condamné à moyen terme (on va droit dans le mur), comment peut proposer un mode de vie à l\’occidentale au reste du monde (bon que la bourgeoisie chinoise en simplifiant). J\’ai la même colère que vous, j\’ai l\’impression, mais je pense que justement il faut parler d\’ailleurs et pas que chez nous.Je suis ouvert à toutes discussions, ce n\’est pas fermé!! TARGAS

    3 mai 2009 à 21 h 31 min

  4. Eva

    Original Message – – – – Oui, bien sur, votre point de vue est tout à fait juste. Je suis simplement lassé de la constante critique orientée de la même façon, même si elle est bien réelle. Je sais que la volonté soviétique de l\’époque était d\’apporter le bien être minimum et un niveau de vie plus confortable aux peuples éloignés vivant dans des conditions très, très dures. Même si ce but choque les tenants du retour à la nature (dont beaucoup ne supporteraient pas la réalité sauf en rêve) il était pavé de bonne intentions et en ont sauvé plus d\’un de la mort de froid, de faim et de misère. J\’aimerais connaître la mortalité avant et après l\’apport de moyens et de salaires soviétiques. Là serait la vraie démonstration des dégats ou utilité éventuelles… La majorité des gens bien pensants ne voient qu\’a travers de lunettes touristiques ou folkloriques, une population dont la vie n\’était pas si rose. Et la plupart des reportages ne sont qu\’accusateurs. Quand ils ne le sont pas, il omettent de préciser le bon côté des choses ou la bonne volonté des mis en accusation.C\’est contre cela que je réagis par lassitude, de voir toujours les mêmes boucs émissaires que l\’on accable de tous les maux même si leurs erreurs ont fait des dégâts.. Mais c\’est un fait, c\’est un peu par provoc » que je disais de regarder chez nous, bien qu\’il y ait vraiment tant à faire. Ailleurs,c\’est intéressant à condition de présenter toutes les facettes du sujet et que ce soit vraiment objectif, faute de quoi les enseignements ne pourront qu\’être erronés…RALEUR

    3 mai 2009 à 21 h 32 min

  5. Eva

    Original Message – – – – « J\’aimerais connaître la mortalité avant et après l\’apport de moyens et de salaires soviétiques. Là serait la vraie démonstration des dégats ou utilité éventuelles… »pour vous l\’efficacité d\’une société se mesure à sa mortalité ? ? ? ? ? et ce ne sont pas les salaires soviétiques qui sont mis en cause mais le mode de vie soviétiqueque viennent faire ces artisans à l\’autre bout du monde pour saccager et profaner un cimetière ? que viennent faire ces gardes côtes qui distillent de la vodka afin de survivre et soumettre une population ? ? ? « La majorité des gens bien pensants ne voient qu\’a travers de lunettes touristiques ou folkloriques, une population dont la vie n\’était pas si rose. »leur vie n\’était peu être pas rose, mais au moins elle était bien plus éloignée des ténèbres qu\’elle ne l\’est aujourd\’hui« il était pavé de bonne intentions et en ont sauvé plus d\’un de la mort de froid, de faim et de misère »effectivement, sauvés de la faim et du froid, mais condamnés à l\’alcool et au suicide, voire à s\’entretuer… VERMICELLE

    3 mai 2009 à 21 h 34 min

  6. Solitaire

    Très bien documenté ton billet…..;;;;;Il est vrai que la "soi-disant" civilisation détruit des peuples entiers,çà a commencé par les amèrindiens.Ces gens vivaient heureux,en une socièté avec leurs lois et croyances………Proches de la nature,et nous "cons dit civilisés",nous leurs avons amené toutes nos saloperies,des maladies à la pollution en passant par l\’alcool et autres objets "modernes.Cependant,je pense (ce n\’est que monj opinion) que quand la planète crèvera (réchauffement climatique,catastrophe atomique etc….),eux survivront………..F.

    6 mai 2009 à 0 h 49 min

  7. Eva

    Coucou Geneviève,Merci pour ces belles et riches informations… Pour ma part, j\’avais aussi beaucoup apprécié le documentaire sur les Tchouktches diffusé la semaine dernière. J Michel.

    6 juin 2009 à 22 h 15 min

  8. Eva

    —-Original Message—- re-coucou! je t\’envoie mes "commentaires" (je n\’aime guère ce mot), par courriel puisque impossible ici! geneviève cela te ressemble tous ces articles – tes implications, la défense des êtres humains, au moins de certains, continue….Roland

    20 juin 2009 à 17 h 15 min

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