Entre rire et larme…"Battons-nous. Cherchons le beau, le vrai. Ayons enfin le courage des larmes. Et révérons la vie. Théodore Monod"

Le Léopard ne se déplace pas sans ses Tâches*Proverbe Nigritien*

 

Les tribus de l’Omo.
Aux confins de l’Ethiopie, à des siècles de la modernité, Hans Sylvester  a photographié pendant six ans des tribus où hommes, femmes, enfants, vieillards, sont des génies d’un art ancestral.
 
A leurs pieds, le fleuve de l’Omo, à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya, la grande vallée du Rift qui se sépare lentement de l’Afrique, une région volcanique qui fournit une immense palette de pigments, ocre rouge, kaolin blanc, vert cuivré, jaune lumineux ou gris de cendres.
 
En 2003 son objectif le mène en Ethiopie, dans la vallée de l’Omo, à la rencontre de tribus isolées, nomades et  indépendantes. Nichée au sud-ouest de l’Ethiopie, à la frontière du Kenya et du Soudan, la basse vallée du fleuve Omo est une région reculée à la végétation luxuriante. C’est sur ce territoire de près de 60 000 km² qu’une vingtaine de tribus perpétuent des modes de vie ancestraux.

En 3 ans et 9 séjours, Hans Silvester, accompagé d’un guide et de deux interprètes, a côtoyé les tribus Hamer, Mursi, Surma, Bume et Karo.

Les photographies prises au cours de ces séjours témoignent du quotidien d’une Afrique inconnue : retours de chasse, jeux d’enfants, parades. Dans ces sociétés traditionnelles d’éleveurs, la kalachnikov, qu’introduisirent les réfugiés du Soudan, est néanmoins exhibée en trophée et constitue la richesse du foyer. Mais ce sont surtout des peuples artistes qu’Hans Silvester nous présente. Ses photographies mettent en valeur des corps et des visages peints, des coiffures inventives et sophistiquées, maquillage mutuel auquel chacun s’adonne avec plaisir, des coiffures qu’inspire la nature environnante…

Témoin de cette création originelle et spontanée, Hans Silvester nous livre des clichés colorés qui séduisent notre regard autant que notre curiosité. Ces soixante photographies ont été présentées en 2006 au festival Visa pour l’Image à Perpignan, où elles ont fait l’événement.

Ils ont le génie de la peinture, et leur corps de deux mètres de haut est une immense toile. 
La force de leur art tient en trois mots : les doigts, la vitesse et la liberté.
Ils dessinent mains ouvertes, du bout des ongles, parfois avec un bout de bois, un roseau, une tige écrasée. Des gestes vifs, rapides, spontanés, au-delà de l’enfance, ce mouvement essentiel que recherchent les grands maîtres contemporains quand ils ont beaucoup appris et tentent de tout oublier.
 
Seulement le désir de se décorer, de séduire, d’être beau, un jeu et un plaisir permanent. Il leur suffit de plonger les doigts dans la glaise et, en deux minutes, sur la poitrine, les seins, le pubis, les jambes, ne naît rien moins qu’un Miro, un Picasso, un Pollock, un Tàpies,unKlee…
 
Né en Allemagne en 1938, puis diplômé de l’Ecole de Fribourg en 1955, le photographe Hans Silvester a voyagé à travers l’Europe avant de s’installer en Provence en 1962. Né en Allemagne en 1938, puis diplômé de l’Ecole de Fribourg en 1955, le photographe Hans Silvester a voyagé à travers l’Europe avant de s’installer en Provence en 1962.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s